Présentation

 

Photo 3 DSC_0067

Bonjour, je m’appelle Dragan Bunic, je suis juriste et criminaliste. J’ai fait mes études de droit à l’université de Novi Sad (ex-Yougoslavie) et à l’université de Neuchâtel (Suisse) ainsi que deux thèses de doctorat (dont une concerne la corruption)[1]à l’université de Novi Sad. J’ai travaillé comme magistrat, policier et avocat. Quant à mon rapport avec la criminalité économique, durant une période de ma carrière, j’ai travaillé comme inspecteur supérieur à la tête d’une brigade chargée de lutter contre la criminalité économique, brigade comptant entre 120 et 130 personnes réparties en huit sites. Actuellement je ne travaille pas dans ce domaine, mais la criminalité économique est restée ma passion, je la «suis» en doctrine et dans la mesure du possible en pratique et essaie d’y donner ma contribution. Je suis auteur d’un livre  intitulé «  Criminalistique économique »publié en août 2010[1].

Je fais partie de Transparency International Suisse[[2]], de l’Observatoire du crime organisé (OCO)[3] et du TRIAL[4] en essayant de donner ma modeste contribution aux problèmes qui préoccupent la société contemporaine[5].

Pour moi, la criminalistique est une discipline en permanente évolution, un processus où tous ceux qui y participent donnent leur contribution. Je dis ceux, car depuis son émergence (fin du XIXe siècle) jusqu’à nos jours, cette discipline était  « réservée aux hommes ». Cela est moins valable pour la criminalistique économique, une discipline qui vient d’émerger. Il suffit de jeter un coup d’œil dans les listes des personnes chargées à lutter contre la criminalité économique au sein de différentes autorités et constater que les femmes y sont présentes et qu’elles assument leur tâche avec beaucoup de succès[6].

Mon désir n’est pas seulement de vous présenter cette nouvelle discipline, mais aussi et surtout de la développer, avec votre aide, afin qu’elle puisse être un outil pour lutter efficacement contre la criminalité économique, en particulier pour la prévenir.

Dans le cadre du présent site, je vous exposerai mes visions de la criminalistique économique et vous montrerai ce que vous pouvez trouver dans ce livre. J’attends vos réactions. A celles et ceux qui me soutiendront, je dis d’ores et déjà merci et à celles et ceux qui me critiqueront, je dis aussi merci et les prie de ne pas oublier qu’il s’agit d’une  discipline nouvelle et que son développement est une « tâche collective », voire une « tâche des générations ». Cela étant, je les prie d’y donner leur contribution.

Merci

_______________ __________ ____

[1] S’agissant des ouvrages sur la corruption déjà publiés en langue française, je vous en propose deux : N. QUELOZ, M. BORGHI, M.-L. CESONI, Processus de corruption en Suisse, Bâle, Genève, Munich, 2000 ; et B. PERRIN, La répression de la corruption d’agents publics étrangers en droit pénal suisse : étude de l’article 322septies du Code pénal et ses enjeux procéduraux, Bâle, 2008.

 [1] Etant donné quele nombre d’exemplaires sur le support papier est limité, il faut faire votre commande assez rapidement. Néanmoins, avant de vous décider de le faire, je vous propose delire les articles selon l’ordre suivant: « Introduction », Technique criminalistique », Tactique criminalistique », « Méthodologie criminalistique » et « Prophylaxie criminalistique ».

[2]Transparency International Suisse (www.transparency.ch) est une association indépendante ayant pour l’objectif la lutte contre la corruption. Son siège est à Berne. Il s’agit d’une branche nationale de l’organisation présente dans tous les continents qui dresse régulièrement l’«indice de corruption » dans tous les pays du monde. Cette organisation a adapté un programme anti-corruption intitulé « Principes de conduite des affaires pour contrer la corruption » pour les petites et moyennes entreprises (PME-s). Sous une forme simplifiée, cette édition spéciale explique comment une entreprise, sans devoir y consacrer des ressources excessives, peut mettre en place et réaliser un programme de lutte contre la corruption. En outre, pour permettre aux citoyens de lutter contre la corruption, cette association dispose d’une permanence téléphonique indépendante auprès delaquelle toute personne au courant d’un acte de corruption peut, de 9 à 12 heures,  s’adresser anonymement.

[3] Association basée à Genève et présidée par M. Nicolas Giannakopoulos, qui en est fondateur (www.ocohome.org). Ce Monsieur a publié un excellent livre intitulé « Criminalité organisée et corruption en Suisse » (éd. Haupt, Berne, 2001).

[4] TRIAL (Tract Impunity Always) et a été fondée par des juristes, des responsables d’ONG (Organisations Non Gouvernementales) et des victimes de torture. TRIAL s’engage à lutter contre l’impunité des responsables, des complices et des instigateurs de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de torture (TRIAL, case postale 5116, 1211 Genève, 11 www.trial-ch.org, info@trial-ch.org).

[5] En 2003, j’ai publié un livre intitulé « La justice pénale internationale», dont  vous pouvez voir [ICI] une brève présentation. Si vous êtes intéressés par cet ouvrage, vous pouvez le commander directement auprès de l’éditeur à l’adresse suivante : Imprimerie de la Béroche SA, 208 Vaumarcus, tél. : 032 836 36 46 ; fax. : 032 836 36 48, E-mail : info@imprimerieberoche.ch ou info@dragan-bunic.com

[6] Citons, à titre d’exemple, deux dames ayant un rôle important dans ce domaine.  Mme Giang Ly Isering a fait une excellente thèse de doctorat « Les délits commis par les employés dans les secteurs commercial et financier» (éd. Stämpfli, Berne, 2007). Mme Isabelle Augsburger-Bucheli, dirige, en qualité de doyenne, un des deux instituts de lutte contre la criminalité économique (ILCE à Neuchâtel)… Je n’ose pas, à cause du risque d’oublier quelques-uns, citer celles travaillant comme juges, procureurs, fonctionnaires de police, d’autorités fiscales, douanières et bien d’autres. Ainsi la femme prouve qu’elle n’est pas seulement capable d’assumer le rôle d’une mère mais aussi celui d’une criminaliste.


Laisser une réponse