Zainab Mussa, Le droit musulman et la finance islamique

L’objectif de cet article est la recherche d’une solution à la crise économique, causée notamment par les spéculations bancaires et la pratique de l’intérêt, par le biais de la finance islamique qui interdit cette pratique. Une brève introduction à l’Islam et au droit musulman est nécessaire afin de mettre en évidence les principaux moyens contractuels islamiques utilisés.

Introduction à l’Islam

L’origine du terme « Islam » provient de l’arabe « salam » qui signifie pour certains « soumission » à un Dieu unique et pour d’autres « paix ». De nos jours, l’Islam représente environ 23% de la population au niveau mondial . Elle est la deuxième religion monothéiste la plus répandue dans le monde après le Christianisme.

L’Islam est né en 610 de l’Hégire (610 ap. J-C), le calendrier islamique débute en l’an 622 de l’Hégire. L’Hégire marque la période de la migration du Prophète Mohammed (ci-après le Prophète) de la Mecque vers Médine, début de l’ère musulmane. Le calendrier islamique suit les phases lunaires en opposition aux phases solaires du calendrier occidental. La différence entre ces deux calendriers se situe également au niveau du nombre de jours d’une année. En effet, il y a environ onze jours de moins dans une année lunaire. Les musulmans vivent actuellement en l’année 1436 de leur calendrier.

La loi islamique (ou droit musulman) ou encore Chari’â, englobe l’ensemble des règles de conduite de la vie des musulmans. Ce droit règle les relations de l’être humain avec Dieu, avec son prochain (parents, enfants, époux, partenaires sociaux, etc.) et avec lui-même. Le terme « Chari’â » signifie la Voie, la Loi divine .

Différentes catégories de règles ont été établies afin de faciliter et d’améliorer la vie du musulman. Ces règles se distinguent selon leurs natures, les unes étant impératives et les autres dispositives.
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