Projet de Statuts de Mouvement de citoyens de la Béroche

Article 1. Nom

Il est créé sous la dénomination « Mouvement de citoyens de la Béroche » une association à but non lucratif régie par les articles 60 et suivants du Code civil suisse et par les présents statuts.

Article 2. Siège, durée

Le siège de l’association est à La Béroche.

Sa durée est illimitée.

Article 3. But

L’association a pour but une collaboration étroite entre les citoyens et les autorités communales des communes bérochales, à savoir de Vaumarcus-Vernéaz, de Montalchez, de Fresens, de Gorgier-Chez-le-Bart et de Saint-Aubin-Sauges, afin d’aboutir à une fusion de communes bérochales.

Article 4. Moyens

L’association encourage les citoyens et les élus des communes bérochales de créer différents groupes de travail où les citoyens et élus aux conseils généraux et communaux siégeraient ensemble et agiraient sur pied d’égalité.

L’association n’a pas de pouvoir décisionnel, mais par l’intermédiaire de ses membres elle a un impact sur les processus de négociations et, implicitement, sur les décisions des autorités communales relatives à la fusion de communes bérochales.

Article 5. Membres

L’association est composée de personnes motivées et intéressées à œuvrer pour atteindre le but fixé à l’art. 3.

Peuvent devenir membres les citoyens et citoyennes suisses habitant dans une des 5 communes bérochales, mentionnées à l’art. 3 des présents Statuts, âgés d’au moins 15 ans révolus. Les personnes n’ayant pas la nationalité suisse peuvent également être admises lorsqu’elles sont au bénéfice d’une autorisation d’établissement (permis C) et habitent dans une de ces communes depuis au moins une année. 

Les candidats à l’admission font une demande au Comité qui ne pourrait la refuser que pour de justes motifs. La qualité de membre se perd par démission envoyée par écrit, ou par exclusion sans indication de motifs prononcée par le Comité, avec la possibilité de recours à l’Assemblée Générale.

Les membres s’engagent à payer la cotisation dont le montant sera fixé par l’Assemblée Générale [CHF 1.-].

Article 6. Ressources

Les ressources de l’association sont notamment fournies par :

a) les cotisations des membres ;

b) les dons, legs et subventions accordées par personnes physiques, collectivités publiques et diverses autres collectivités, telles que les entreprises, les fondations, les associations et autres.

Article 7. Organes

Les organes de l’association sont :

a) l’Assemblée Générale ;

b) le Comité ;

c) les Vérificateurs aux comptes ;

d) les groupes de travail.

Articles 8. Assemblée Générale

L’Assemblée Générale est formée de tous les membres de l’association. Elle se réunit au moins une fois par année sur convocation du Comité. Elle doit être convoquée au minimum dix jours avant la date de sa tenue avec l’ordre du jour.

Ses attributions sont les suivantes :

a) adopter et modifier les statuts ;

b) nommer les membres du Comité ;

c) approbation du rapport annuel du Comité ;

d) nomination des Vérificateurs des comptes et un suppléant et approbation de leur rapport ;

e) nomination des groupes de travail et approbation de leur rapport ;

f) donner décharge au Comité ;

g) fixer la cotisation annuelle ;

h) prendre toutes les décisions qui lui sont réservées par la loi ou par les statuts.

L’Assemblée Générale prend ses décisions à la majorité simple des voix des membres présents ou représentés, sous réserve de l’article 15.

Sur proposition du Comité, les membres de l’Assemblée Générale peuvent s’exprimer par écrit (par courrier ou par courrier électronique).

Article 9. Comité

L’association est dirigée par un Comité de [5 membres] membres au minimum  (1 par commune).

La représentation des communes mentionnées à l’art. 3 des présents statuts doit être respéctée dans la mesure du possible.

Les membres du Comité sont élus pour une année et leur réélection est possible.

Le Comité élit chaque année en son sein un président, un vice-président, un secrétaire et un caissier. Il prend ses décisions à la majorité des membres présents. Il s’organise librement pour le surplus.

Le Comité a toutes les attributions qui ne sont pas réservées à un autre organe.

Article 10. Vérificateurs aux comptes

Les Vérificateurs aux comptes sont élus pour une année. Leur réélection est possible. Ils ont pour mandat de vérifier les comptes présentés par le Comité et de faire un rapport à l’Assemblée Générale sur le résultat de leur contrôle.

Article 11. Groupes de travail

Sur proposition du Comité, de l’Assemblée Générale ou de cinq membres (au moins) de l’association, différents groupes de travail peuvent être constitués pour exécuter des tâches conformément aux statuts. Chaque groupe est nommé par le Comité pour la durée lui permettant d’exécuter sa tâche.

Le Comité veille à ce que les représentants des citoyens et des communes soient, dans la mesure du possible, équitablement représentés dans les groupes de travail :

a) lorsqu’il s’agit de l’organisation de l’administration de la future commune, une délégation des employés communaux devraient y participer ;

b) lorsqu’il s’agit de la fiscalité, les chefs de dicastères de finances devraient y participer ;

c) lorsqu’il s’agit des projets relatifs à la culture et le loisir, des représentants de sociétés locales devraient y participer ;

d) lorsqu’il s’agit des projets concernant la jeunesse, les représentants des jeunes devraient participer ;

e) lorsqu’il s’agit de l’économie, les représentants des commerçants, des agriculteurs et des viticulteurs devraient y participer.

Les groupes de travail s’organisent eux-mêmes. Ils informent régulièrement le Comité de leurs activités, mais au moins une fois par année, avant l’Assemblée Générale.

Article 13. Signature sociale

L’association est valablement engagée à l’égard des tiers par la signature collective à deux des membres du Comité.

Article 14. Responsabilité

L’association n’est responsable que jusqu’à concurrence de la fortune qu’elle possède. Les membres n’ont aucune responsabilité personnelle, sous réserve du paiement de leur cotisation annuelle.

Article 15. Dissolution

La  dissolution de l’association ne peut être prononcée que par l’Assemblée Générale convoquée spécialement, à la majorité des deux tiers de tous les membres.

Si le quorum n’est pas atteint, une seconde assemblée, convoquée un mois plus tard après la première, prendra ses décisions à la majorité des membres présents.

En cas de dissolution de l’association, son actif sera versé à l’Association des sociétés bérochales. 

Article 16.

Les articles 60 et suivants du Code civil suisse sont applicables à titre de droit supplétif. 

Adoptés par l’Assemblée Générale du ______ 2012, les présents statuts entrent en vigueur immédiatement.

Mouvement de citoyens de la Béroche

Mesdames, Messieurs, Citoyens de la Béroche,

Le Comité d’organisation de la future association « Mouvement de citoyens de la Béroche » souhaite, après sa séance constitutive, fin janvier-début février 2012, créer un site internet sur lequel vous pourrez trouver toutes les informations liées à nos activités. D’ici là,  Monsieur Dragan Bunic assurera cette fonction via son propre site : http://www.dragan-bunic.com.

N’hésitez pas à y formuler, dès maintenant, toutes vos remarques et suggestions quant aux missions à accomplir pour finaliser ce projet dans les meilleures conditions. 

Les objectifs du mouvement seront décrits dans les détails, puis viendra s’ajouter le projet de statuts de la future association « Mouvement de citoyens de la Béroche »

Avec nos meilleures salutations.

Au nom du Comité d’organisation de l’association

Mouvement de citoyens de la Béroche

Dragan Bunic  

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Chers Amis de la Béroche,

En préambule, voici un bref résumé d’heureuses fusions de Communes.

A l’est du canton en 2008 pour commencer, avec Marin-Epagnier et Thielle-Wavre qui forment maintenant la Commune de La Tène. Son nom a même une renommée mondiale dans le milieu de l’archéologie grâce à son site celtique éponyme.

La deuxième concerne le Val-de-Travers dont neuf communes sont aujourd’hui réunies sous la bannière de Val-de-Travers.

Plus récemment encore, en novembre 2011, deux importantes fusions ont été réalisées. Les quinze communes du Val-de-Ruz ont donné naissance à une seule et même entité Val-de-Ruz. Trois autres, plus proches de la Béroche, Auvernier, Bôle et Colombier, se sont unifiées pour former la Commune de Milevignes. 

Ces succès de fusions ainsi que le dernier sondage de la population de cinq communes de la Béroche de février 2011 nous poussent à agir rapidement.

Le passé nous a prouvé que seule une association telle que la nôtre était à même de remplir la fonction de coordination indispensable à la réalisation de cet objectif.

En effet, notre mouvement de citoyens n’agit que dans l’intérêt de la population, sans contraintes liées à des partis politiques. Ceci permet tant aux citoyens, aux élus qu’aux employés communaux, d’agir ensemble et sur pied d’égalité.

La fusion de communes concerne trois niveaux: conseils communal, général et population. Notre mouvement peut réaliser le lien indispensable non seulement du point de vue de la collaboration mais surtout celui de la coordination entre les deux conseils et la population en général.

Les prises de décisions seraient ainsi clairement accessibles et comprises par le souverain, les électrices et les électeurs.

Notre participation à la Fête des Vendanges de Neuchâtel en 2010, a montré qu’unies, cinq communes bérochales sont capables de faire de grandes choses. Et en cela, la jeunesse de la Béroche représente un atout majeur qu’il est primordial d’intégrer à notre association. Car c’est cette jeunesse active dans diverses activités qui a su montrer la force de notre région lors de cette fête.

Aujourd’hui, La Béroche doit être représentée à sa juste valeur sur l’échiquier des communes neuchâteloises au même titre que les autres grandes communes qui existent déjà.

Nous revendiquons des transports publics dignes de ce nom et tels qu’ils nous sont seulement promis depuis si longtemps.

Notre qualité de vie, nos infrastructures lacustres, notre agriculture et notre viticulture doivent trouver une juste reconnaissance au niveau cantonal 

Nous possédons des atouts majeurs en terme de position géographique que nous devons pouvoir mettre en avant. Nous sommes proches de Lausanne et d’Yverdon et avons déjà une excellente collaboration intercantonale.

Début 2012, nous organiserons une séance constitutive de notre future association d’un mouvement de citoyens de La Béroche. Nous en adopterons les statuts, élirons les organes statutaires, au sens des articles 60 et suivant du Code Civil Suisse, et désignerons les personnes responsables pour coordonner les activités dans chacune de nos cinq communes.

Notre mouvement ne participera pas aux élections communales de 2012, toute personne appartenant déjà à un parti politique pourra donc y adhérer.

Nous comptons sur vous tous pour assurer le succès de la promotion de La Béroche dans le canton.

N’hésitez pas à en parler autour de vous et surtout aux jeunes de votre entourage.

En espérant avoir suscité votre intérêt, nous vous invitons à nous suivre dans ce grand projet en remplissant le bulletin d’adhésion annexé et nous réjouissons déjà de vous compter parmi les membres de notre association.

Au nom du Comité, recevez, Chers Amis de La Béroche, nos meilleures salutations et tous nos vœux pour les Fêtes de fin d’années.

Au nom du Mouvement des citoyens de la Béroche

Comité d’organisation 

Dragan Bunic

http://www.dragan-bunic.com

 Liste d’adhésion à l’association «Mouvement de citoyens de la Béroche»

 Nom  Prénom  Date de nais. Adresse   Tél-mail  Tél; e-mail Commune Signature
               
               
               
               

 Envoyer à:

Mouvement de citoyens de la Béroche

Comité d’organisation

Case postale 133

2024 Saint-Aubin

ou par e-mail à: info@dragan-bunic.com

AVIS SUR LE COURRIER ENVOYE AU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS-UNIES

Chères consignateurs de l’Appel de Saint-Aubin,

Chères lectrices, chers lecteurs,

Mesdames, Messieurs,

Avant de vous faire part du courrier qu’au nom de vous toutes et tous j’ai remis à M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations-Unies le 5 septembre 2011, je profite de l’occasion pour remercier celles et à ceux qui m’ont accompagné dans cette démarche, à la fois honorable et nécessaire pour protéger les citoyens de notre planète de différentes malversations. Je remercie aussi celles et ceux qui se sont opposés à cette démarche, même s’ils ne sont pas nombreux, car leur avis et leurs critiques m’ont permis de bien mesurer le pour et le contre.

En effet, notre appel présente un troisième « cri », lancé dans un laps de temps d’une quinzaine d’années. Vu la crise économique mondiale actuelle et les facteurs qui l’ont causé, il est non seulement justifié mais aussi nécessaire. Rappelons-nous que le premier « cri » [Appel de Genève de 1996] a été lancé par des juristes et le deuxième par des juristes et personnes célèbres [Déclaration de Paris de 2003]. Pourquoi une démarche des citoyens aurait moins de valeur que celles entreprises avant elle ? Tout le monde sait que les citoyens sont les principales victimes de la crise économique éclatée en 2007-2008 et de la criminalité économique, causée en bonne partie par un manque de réglementation des affaires financières, commerciales et autres au niveau international où la coopération internationale dans le domaine législatif n’a pas suivi celle dans le domaine économique. Cela étant, il est tout à fait normal que cette démarche leur appartient. D’ailleurs, en respectant les deux précédentes démarches (Appel de Genève de 1996, signé par 7 personnes, et Déclaration de Paris de 2003, signée par 34 personnes, parmi lesquelles 5 ONG), notre appel (signé par 170 citoyens de 27 Etats de 5 continents) ne demeure aucunement moins important et, surtout, pas moins pertinent. En outre, c’est le premier des trois  « cris » qui a été adressé à l’ONU, l’autorité universelle et seule capable de remédier aux défauts en question.

Après le lancement du présent appel (29 décembre 2010), d’autres initiatives ont été lancées (Appel des enseignants et chercheurs nommé « Renouveler la recherche et l’enseignement en finance, économie et gestion pour mieux servir le bien commun », auquel vous pouvez adhérer sur le site suivant : http://www.responsiblefinance.ch/appel/signer-lappel/); une ONG « Finance Watch » a vu le jour le 30 juin 2011, cf. http://www.finance-watch.org/…), ce qui montre que notre démarche est d’une actualité certaine et qu’une intervention de l’ONU dans le domaine des affaires sur les marchés mondialisés (en particulier des finances) est nécessaire et urgente.

Il est très important qu’un appel qui exige entre autre la suppression du secret bancaire vient de Suisse, pays qui a un rôle important dans le domaine des finances. Nos amis d’autres pays (26 pays de 5 continents) ont soutenu notre démarche ce qui nous fait plaisir et lui donne un caractère international.

Sans répéter ce que j’ai déjà dit sur le site http://www.dragan-bunic.com/2010/12/appel-de-saint-aubin-ne/, je tiens à vous dire quelques mots sur l’importance de notre démarche et les circonstances dans lesquelles il a été conçu. 

Lorsque en décembre 2010 l’appel a été lancé, j’ai eu certaines remarques dans le sens qu’une telle suppression pourrait avoir un impact négatif, voire catastrophique, sur l’économie suisse. Ils ont tort. La Suisse, avec son savoir faire et sa longue tradition dans le domaine des affaires bancaires, ne peut que à gagner si le secret bancaire est supprimé dans tous les Etats du monde.

La situation actuelle qui lui impose l’obligation d’être ouverte envers un certain nombre d’Etats et fermée envers des autres, ainsi qu’envers d’autorités de ce pays, est simplement insoutenable. Le fait que la liste noire des « paradis fiscaux non coopératifs », faite sur la proposition du G20 par l’OCDE (où la Suisse figurait), n’a duré qu’un seul jour, que ces « paradis » existent bel et bien dans certains des Etats faisant partie du G20 et que ces groupements ne disent pas un mot sur le rôle de certaines formes de sociétés « louches » qui font « rage » sur le marché mondialisé, et « bloquent » (tant au niveau répressif que préventif) la lutte contre la criminalité économique montre la nécessité qu’une autorité « universelle », telle que les Nations Unies s’occupe de ce problème.

Selon le rapport du Département fédéral des finances de janvier 2011, plusieurs conventions de double imposition ont été conclues entre la Suisse avec différents Etats et un certain nombre d’autres est en cours. Malheureusement, tous les Etats membres de l’ONU ne sont pas englobés dans ces conventions (une trentaine d’Etats sur 193 membres de l’ONU sont concernés). S’agissant des conventions en vigueur, l’assistance administrative et le statut des Etats parties ne sont pas les mêmes. Certaines connaissent la clause de la nation la plus favorisée ; d’autres ont le droit, à titre d’impôt libératoire, au versement des sommes chiffrées en milliards de francs suisses; envers certains autres la différence entre fraude et évasion fiscale a été abandonnée ; etc. L’Etat suisse fait beaucoup d’efforts pour sauver « partiellement » son secret bancaire (partiellement, car il a été bien modifié, voire supprimé, en faveur de certains Etats), mais la pression de l’Union européenne et divers Etats ne cesse pas, ce qui crée une situation d’inégalité flagrante de traitement et est contraire aux principes pour lesquels ce pays est attaché, parmi lesquels celui d’égalité de traitement est primordial. Il est triste de voir que nos autorités ont une pratique différente envers les Etats qui ont conclu l’accord de double imposition conforme au modèle de l’OCDE (différence entre fraude et évasion fiscale abandonnée) de ceux qui ne l’ont pas fait (la différence entre fraude et évasion fiscale demeure). Et si la Suisse cède à la pression de l’Union européenne et accorde l’entraide judiciaire sans aucune restriction s’agissant d’infractions d’ordre fiscal (échange d’informations entre autorités fiscales [par transmission de fichiers informatisés]) uniquement envers les Etats de l’Union européenne, ce n’est pas une solution satisfaisante. Or, les Etat membres de l’Union européenne présente une faible minorité de ceux membres de l’ONU (27 Etats sur 193). Ces arguments démontrent la nécessité que les Nations Unies interviennent et empêchent cette inégalité évidente.

Je vous ai aussi promis de dire quelques mots sur les circonstances qui ont poussé votre serviteur de vous proposer l’Appel de Saint-Aubin. Les voici.

Après la publication de mon livre « Criminalistique économique », en août 2010, j’attendais impatiemment le colloque de l’Institut de lutte contre la criminalité économique [ILCE] à Neuchâtel intitulé « Réalités juridiques du secret bancaire » qui a eu lieu le 21 octobre 2010 à Neuchâtel. En outre, ce colloque a représenté à ce moment-là un événement pour marquer les 10 ans de l’existence de l’ILCE. C’était un bon moment pour bien marquer cet anniversaire par une initiative [un « Appel de Neuchâtel ») qui concerne le sujet traité et qui, plus tard, sera soutenu par celle et ceux qui voudraient le soutenir (au niveau international). J’ai pensé que tous les participants étaient conscients que le secret bancaire présente un obstacle pour la lutte contre la criminalité économique [et je n’ai pas de preuve que la majorité d’entre eux ne le pense pas, car je ne les ai pas consultés sur ce sujet]. A cette fin, j’ai préparé un texte dont la teneur est la suivante : « Nous, les participants du colloque organisé par l’ILCE le 21 octobre 2010 à Neuchâtel, invitons tous les Etats du monde de supprimer le secret bancaire qui présente un séreux obstacle à la lutte contre la criminalité économique ».

J’attendais le « bon moment » pour lancer cet appel, en principe après tous les exposés figurant au programme du colloque. D’abord, j’ai voulu parler à un des intervenants au colloque, mais comme cette intervention a eu lieu le matin et étant donné qu’il a quitté le colloque assez tôt l’après-midi, je n’ai pas pu le faire. Ensuite, j’ai voulu profiter de la pause de l’après-midi pour consulter certains des participants du colloque et leur demander de soutenir ma démarche, mais la teneur de certaines interventions m’a choqué. Malgré l’existence des conventions par lesquelles le secret bancaire pour certains Etats a été simplement aboli, certains auteurs prétendaient qu’il est resté intact.

J’étais prêt à combattre certains avis d’intervenants dont l’exposé a été très protecteur pour le secret bancaire et leur expliquer qu’il ne s’agit pas uniquement du secret bancaire suisse, mais je n’ai pas voulu gâcher l’atmosphère d’anniversaire de l’ILCE.

Depuis lors, cette idée ne m’a pas abandonné. Au contraire, elle a « chatoyé » mon esprit, mais elle s’est réveillée au moment du dernier sommet de G20 à Séoul, en novembre 2010, dont les mesures sont visiblement inefficaces ce que les derniers événements au niveau des finances le démontrent clairement (programmes d’austérité de certains Etats membres de l’Union européenne, augmentation de la dette des Etats-Unis, intervention de la Banque nationale suisse (BCN) pour déprécier le CHF, etc. Néanmoins, la suppression du secret bancaire au niveau mondial ne serait pas efficace si une transparence manque dans les sociétés, banques, trusts et autres formes d’établissements actifs dans le domaine des affaires, si un registre du commerce, les comptes annuels, un organe de révision neutre n’existaient pas et si d’autres mesures permettant au public de connaître l’état du bilan et les personnes impliquées à des sociétés, banques, trusts et autres formes d’établissements actifs dans le domaine des affaires font défaut. C’est pour cette raison que j’ai élargi la liste des revendications par rapport à celles que j’ai voulu proposer aux participants du colloque de l’ILCE du 21 octobre 2010. En effet, il y en a d’autres qu’on devrait exiger, mais il faut commencer per celles les plus urgentes pour permettre à l’ONU d’agir rapidement, mais nous suivrons la situation et n’hésiterons pas à un moment donné d’en signaler d’autres.

Pour voir le contenu du courrier envoyé le 5 septembre 2011 à M. Ban Ki-moon, Secretaire Général des Nations-Unies cliquez ici : http://www.dragan-bunic.com/2011/09/avis-sur-le-courrier-envoye-au-secretaire-general-des-nations-unies/