Fédération mondiale : livre qui vient d’apparaître

Fin septembre 2016, deux éditeurs (« Prometej » et « Intelkapital » de Novi Sad, Serbie), ont publié mon livre « Svetska federacija (en français « Fédération mondiale »).
Svetska federacija_couverture
C’est, jusqu’à présent, l’ouvrage le plus complet publié sur ce sujet au niveau mondial. La Fédération mondiale est imaginée comme un Etat fédéral, composé des Etats actuels, membres de l’ONU et ceux qui n’ont pas adhéré à cette organisation mondiale d’Etats. Cet Etat aura son ensemble, son gouvernement, son administration et sa justice, mais il n’aura pas d’armes nucléaires ni de destruction massive, n’aura pas de diplomatie et l’armée sera réduite afin d’aider les citoyens lors des catastrophes naturelles, démonter et détruire les armes en question et aider la police et la protection civile dans l’exécution de leurs tâches.
L’argent économisé par la destruction des armes, la réduction de l’armée et d’autres mesures structurelles sera investi pour développer l’agriculture et d’autres branches de l’économie dans certains pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine et autres où cela se montre nécessaire. Cela permettra aux gens de rester chez eux, où ils auront tout ce qui est nécessaire pour une vie normale, et arrêtera la migration massive qui est ces derniers temps devenue un sujet de tensions de beaucoup d’Etats d’Europe et autres.
La Fédération mondiale assurera la paix dans le monde et portera une attention particulière à la protection de l’environnement. Les mesures entreprises à cette fin de la part de l’ONU, G20 et d’autres groupes d’Etats souverains sont inefficaces et montrent que seul un Etat, avec ses prérogatives classiques et en respectant tous les peuples du monde et tous les Etats qui renonceront à leur souveraineté au profit de la Fédération mondiale, peut sauver notre planète.
Nous, citoyens, Etats, organisations d’Etats et autres, avons un seul choix : sauver notre planète ou la détruire.
Vous trouverez sur mon site http://www.dragan-bunic.com/ la présentation de ce livre en 6 langues : français, anglais, espagnol, espéranto, russe et serbo-croate. Espérons qu’un jour ce livre sera publié dans une ou plusieurs de ces langues.
Bonne lecture.
Dragan Bunic

Présentation en français
Présentation en anglais
Présentation en espagnol
Présentation en esperanto
Présentation en russe
Présentation en serbo-croate

Zainab Mussa, Le droit musulman et la finance islamique

L’objectif de cet article est la recherche d’une solution à la crise économique, causée notamment par les spéculations bancaires et la pratique de l’intérêt, par le biais de la finance islamique qui interdit cette pratique. Une brève introduction à l’Islam et au droit musulman est nécessaire afin de mettre en évidence les principaux moyens contractuels islamiques utilisés.

Introduction à l’Islam

L’origine du terme « Islam » provient de l’arabe « salam » qui signifie pour certains « soumission » à un Dieu unique et pour d’autres « paix ». De nos jours, l’Islam représente environ 23% de la population au niveau mondial . Elle est la deuxième religion monothéiste la plus répandue dans le monde après le Christianisme.

L’Islam est né en 610 de l’Hégire (610 ap. J-C), le calendrier islamique débute en l’an 622 de l’Hégire. L’Hégire marque la période de la migration du Prophète Mohammed (ci-après le Prophète) de la Mecque vers Médine, début de l’ère musulmane. Le calendrier islamique suit les phases lunaires en opposition aux phases solaires du calendrier occidental. La différence entre ces deux calendriers se situe également au niveau du nombre de jours d’une année. En effet, il y a environ onze jours de moins dans une année lunaire. Les musulmans vivent actuellement en l’année 1436 de leur calendrier.

La loi islamique (ou droit musulman) ou encore Chari’â, englobe l’ensemble des règles de conduite de la vie des musulmans. Ce droit règle les relations de l’être humain avec Dieu, avec son prochain (parents, enfants, époux, partenaires sociaux, etc.) et avec lui-même. Le terme « Chari’â » signifie la Voie, la Loi divine .

Différentes catégories de règles ont été établies afin de faciliter et d’améliorer la vie du musulman. Ces règles se distinguent selon leurs natures, les unes étant impératives et les autres dispositives.
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Dragan Bunic, Les grandes banques sont une cause des crises économiques

I. Introduction
II. Les banques après la Première grande dépression
III. Les banques et l’économie
IV. Les banques et les dettes publiques
V. Nécessité d’une profonde réforme du système bancaire
VI. Conclusions

I. Introduction

Lors de la Première grande crise économique (1929-1933), il a été découvert que les grandes banques et leurs spéculations étaient la cause des crises financières qui, transformées en crises économiques, se sont propagées sur tous les secteurs de l’économie.

La Grande crise de 1929 (Première Grande dépression) a eu pour conséquence un renforcement de la régulation des banques (en particulier l’adoption du Glass-Steagall Act au Etats-Unis en 1933 et la loi bancaire française de 1945). Il sied de remarquer qu’à ce moment-là le lobby des banquiers n’avait pas une influence sur la politique comme c’est le cas aujourd’hui.

Une étroite complicité des gouvernements des Etats avec les grandes banques, devenues non seulement «too big to fail» (trop grandes pour être mises en faillite) mais aussi «too big to jail» (trop grandes pour être condamnées), ont contribué à l’éclatement d’une Seconde grande crise économique (Seconde Grande dépression) en 2007. Les conséquences de cette crise touchent le monde de nos jours et représentent un sérieux «facteur criminogène» pour une dégradation de l’économie mondiale qui a appauvri les citoyens, les entreprises (exceptés les multinationales qui agissent avec les grandes banques) et les banques de petite et moyenne taille, et a causé une incroyable augmentation de la dette publique (endettements non seulement des petits Etats mais aussi des grands).

Les banques, le secteur de la finance et les compagnies multinationales ont échappé au contrôle de l’Etat souverain et de ses organes. En collaboration avec les politiciens, les banquiers ont pratiqué d’incroyables malversations et combinaisons alchimiques qui ont conduit le monde dans une crise dont l’ampleur a dépassé la Première Grande dépression et qui affecte des milliards de personnes. Les conséquences sont dévastatrices : le chômage, la perte de logement, la pauvreté, la maladie et même la mort. Certaines banques violent les droits humains, pratiquent la corruption, polluent l’environnement, déplacent d’importants groupes de la population, engagent des groupes criminels armés pour liquider ceux qui s’y opposent, etc.

L’objectif de cet article n’est pas de « jeter la pierre » sur toutes les banques, dont la grande majorité exerce correctement leurs activités, mais de rappeler qu’on ne peut plus continuer ainsi et que des changements profonds sont nécessaires au niveau mondial.
Les grandes banques sont une cause des crises économiques